Madonna à Paris-Bercy: la fièvre du dimanche soir
PARIS (AFP) Ambiance disco, chorégraphies échevelées, messages humanistes, avec par-dessus une pincée de soufre: Madonna a triomphé grâce à ce curieux et détonant mélange dimanche soir au Palais Omnisports de Paris-Bercy, pour le premier des quatre concerts qu'elle y donne dans le cadre de sa tournée mondiale.
Quelque 17.000 personnes ont assisté à cette soirée, qui était plus un grand spectacle qu'un concert à proprement parler. Les prix des billets allaient de 70 à 180 euros. Les autres concerts ont lieu lundi, mercredi et jeudi.
A 21H10, alors que des images de chevaux sont projetées sur des écrans géants, une boule à facettes disco descend des cintres. Ses facettes trouvent un écho visuel avec les écrans des téléphones portables que tiennent des milliers de spectateurs pour photographier ou filmer leur idole.
La boule s'ouvre et laisse apparaître Madonna, vêtue comme une dominatrice sado-maso, toute en noir et une cravache à la main. Elle entame son spectacle avec "Future lovers".
Madonna lors de son concert au Palais Omnisports de Paris-Bercy, le 27 août 2006 © AFP Bertrand Guay
La chanteuse, en grande forme physique malgré ses 48 ans, chante ensuite un de ses anciens succès, "Like a virgin", juchée sur une selle de rodéo. Puis elle se taille un franc succès en lançant, en français: "Bienvenue à notre spectacle. Ce soir, on va tout niquer!"
Le spectacle est mené à un train d'enfer. Danseurs et acrobates virevoltent sur des structures métalliques descendues des cintres.
Puis vient la scène qui a créé la polémique dès le début de la tournée "Confessions tour": couronne d'épines sur la tête et bustier rouge, Madonna entonne "Live to tell" crucifiée sur une croix couverte de brillants rappelant une boule à facettes. La provocation semble pourtant mince comparée aux remous qu'elle a suscités.
Des images d'enfants d'Afrique défilent sur les écrans géants, ainsi que des adresses de sites internet pour des appels aux dons.
Toujours dans cette veine humaniste, deux danseurs rejoignent la chanteuse pour "Forbidden love" ("Amour interdit"). L'un a le croissant de l'Islam dessiné sur le ventre, l'autre l'étoile de David. Tous deux se tiennent la main et s'enlacent.
Madonna, elle, enchaîne avec "Isaac". En fond de scène, on aperçoit une cage dans laquelle est enfermée une femme voilée. La cage s'ouvre à la fin du morceau et Madonna vient prendre la main de la danseuse, débarrassée de son voile.
Durant un intermède qui permet à Madonna de changer de tenue, résonne la chanson "Sorry", tandis que les images de George W. Bush, du pape, de Saddam Hussein, d'Oussama Ben Laden, de Condoleezza Rice ou d'Adolf Hitler sont projetées sur les écrans.
La chanteuse dénonce alors "la haine dans le monde" et assure que "tout le monde ne fait qu'un".
La dernière partie du spectacle est centrée sur la danse, à l'image du dernier album de Madonna, "Confessions on a dance floor", sorti en novembre 2005 et basé sur des sons néo-disco et un esprit années 80.
Vêtue comme John Travolta dans "La fièvre du samedi soir" ou comme les chanteuses du groupe disco suédois Abba, Madonna interprète "Ray of Light" ou encore "La isla bonita", avant de conclure ce spectacle de deux heures par "Hung up", le morceau phare de son dernier disque.
Après Paris, Madonna se produira à Amsterdam (3 et 4 septembre), Prague (6 et 7), Moscou (11), puis partira au Japon. Sa tournée, entamée le 21 mai à Los Angeles, devrait rapporter quelque 200 millions de dollars.
Publié sur CyberMadonna.info
Quelque 17.000 personnes ont assisté à cette soirée, qui était plus un grand spectacle qu'un concert à proprement parler. Les prix des billets allaient de 70 à 180 euros. Les autres concerts ont lieu lundi, mercredi et jeudi.
A 21H10, alors que des images de chevaux sont projetées sur des écrans géants, une boule à facettes disco descend des cintres. Ses facettes trouvent un écho visuel avec les écrans des téléphones portables que tiennent des milliers de spectateurs pour photographier ou filmer leur idole.
La boule s'ouvre et laisse apparaître Madonna, vêtue comme une dominatrice sado-maso, toute en noir et une cravache à la main. Elle entame son spectacle avec "Future lovers".
Madonna lors de son concert au Palais Omnisports de Paris-Bercy, le 27 août 2006 © AFP Bertrand Guay
La chanteuse, en grande forme physique malgré ses 48 ans, chante ensuite un de ses anciens succès, "Like a virgin", juchée sur une selle de rodéo. Puis elle se taille un franc succès en lançant, en français: "Bienvenue à notre spectacle. Ce soir, on va tout niquer!"
Le spectacle est mené à un train d'enfer. Danseurs et acrobates virevoltent sur des structures métalliques descendues des cintres.
Puis vient la scène qui a créé la polémique dès le début de la tournée "Confessions tour": couronne d'épines sur la tête et bustier rouge, Madonna entonne "Live to tell" crucifiée sur une croix couverte de brillants rappelant une boule à facettes. La provocation semble pourtant mince comparée aux remous qu'elle a suscités.
Des images d'enfants d'Afrique défilent sur les écrans géants, ainsi que des adresses de sites internet pour des appels aux dons.
Toujours dans cette veine humaniste, deux danseurs rejoignent la chanteuse pour "Forbidden love" ("Amour interdit"). L'un a le croissant de l'Islam dessiné sur le ventre, l'autre l'étoile de David. Tous deux se tiennent la main et s'enlacent.
Madonna, elle, enchaîne avec "Isaac". En fond de scène, on aperçoit une cage dans laquelle est enfermée une femme voilée. La cage s'ouvre à la fin du morceau et Madonna vient prendre la main de la danseuse, débarrassée de son voile.
Durant un intermède qui permet à Madonna de changer de tenue, résonne la chanson "Sorry", tandis que les images de George W. Bush, du pape, de Saddam Hussein, d'Oussama Ben Laden, de Condoleezza Rice ou d'Adolf Hitler sont projetées sur les écrans.
La chanteuse dénonce alors "la haine dans le monde" et assure que "tout le monde ne fait qu'un".
La dernière partie du spectacle est centrée sur la danse, à l'image du dernier album de Madonna, "Confessions on a dance floor", sorti en novembre 2005 et basé sur des sons néo-disco et un esprit années 80.
Vêtue comme John Travolta dans "La fièvre du samedi soir" ou comme les chanteuses du groupe disco suédois Abba, Madonna interprète "Ray of Light" ou encore "La isla bonita", avant de conclure ce spectacle de deux heures par "Hung up", le morceau phare de son dernier disque.
Après Paris, Madonna se produira à Amsterdam (3 et 4 septembre), Prague (6 et 7), Moscou (11), puis partira au Japon. Sa tournée, entamée le 21 mai à Los Angeles, devrait rapporter quelque 200 millions de dollars.
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